Le 12 avril dernier, les jeunes libéraux suisses et les jeunes radicaux suisses ont décidé à l’unanimité d’unir leur destinée dans un grand mouvement réunissant tous les jeunes d’obédience libérale en Suisse. Tournés vers l’avenir, nous avons ainsi voulu donner un signal fort à nos aînés : les résultats électoraux de ces dernières années appuient en effet le constat qu’il n’y a de salut pour nos deux partis que dans un front commun qui défend les idées libérales contre l’étatisme de la gauche et les raccourcis de la droite nationaliste.
Concrètement, le mouvement nouvellement constitué a décidé d’élargir le comité directeur de deux places pour accueillir les représentants des jeunes libéraux. Après six mois de collaboration active, des liens étroits ont pu être tissés avec les (ex) jeunes radicaux suisses et l’accueil qui nous a été réservé a été très amical. Au comité suisse, les jeunes radicaux nous ont d’emblée manifesté toute leur confiance et nous avons maintenant les pieds dans les deux partis. A bien des égards, la juxtaposition entre libéraux et radicaux est déjà une réalité.
Si jeunes libéraux et jeunes radicaux connaissent encore quelques divergences sur certains sujets, par exemple la défense du fédéralisme ou la politique de la drogue, on ne compte plus les multiples points de convergence dans presque tous les autres domaines. Ce bilan extrêmement positif incite aujourd’hui plusieurs sections cantonales de jeunes radicaux et de jeunes libéraux à se réunir en un seul mouvement, à l’image de ce qui s’est déjà fait dans plusieurs cantons, notamment à Neuchâtel.
Quant à la fusion des partis séniors, elle me donne confiance pour l’avenir. C’est le signe que nos deux partis sont capables de choix impliquant une profonde mutation, c’est pour moi l’assurance que parti bourgeois ne rime pas avec immobilisme et sclérose. Dans une société où l’Etat qui intervient sans cesse dans la sphère de l’individu, le libéralisme est nécessaire pour protéger la sphère privée du citoyen et lui redonner le sens des responsabilités. La création d’un nouveau grand parti d’obédience libérale est ainsi le signal pour tous que le libéralisme reste d’actualité, aujourd’hui encore plus qu’hier, et que contrairement à ce qui est affirmé par nos adversaires, l’avenir est et restera libéral.
Samuel David