Cannabis: M. Haury veut passer à l’action!

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Monsieur Haury arrive toujours à soulever les problèmes importants de l’école rapidement. Il ose toucher à un sujet délicat: la drogue. En effet, de plus en plus de jeunes fument des joints, et de plus en plus tôt…C’est très inquiétant. Soumettre un test de dépistage en cas de suspicion est tout à fait normal! Bravo au deputé libéral… Cela pourra permettre d’alerter les parents avant que ça ne soit trop tard, cela permettra à l’élève de se prendre en main, donc de faire de meilleurs résulats à l’école. La réponse d’Anne-Catherine Lyon : elle pense qu’à l’heure actuelle, l’école fait son travail pour la prévention des drogues… C’est assez drôle. Pourquoi refuser un test de dépistage? Elle qui, il y a quelques mois, soutenait le local d’injection (ouvert aussi au mineurs…). Un paradoxe, non?

Disons le, celui qui a créé les JLV sait poser les bonnes questions et a de bonnes réponses. Merci M. Haury !

Et vous qu’en pensez-vous?

Alexandre Biard-Chauvet

22 Réponses vers «Cannabis: M. Haury veut passer à l’action!»

  1. Valentin à dit:

    Bravo à l’initiative de M. Haury, je ne peux qu’approuver son idée.
    Les élèves consommant le cannabis font de mauvaises notes, pourtant le 20 minutes nous informe qu’une étude confirme le contraire !!! Les élèves qui consomment le cannabis ne font pas de moins bons résultats que ceux qui ne le consomme pas, et parfois les consommateurs font même de meilleurs résultats !!!

    Cela ne peut faire que d’inciter les étudiants à consommer…

    Que pense tu de cela Alexandre ?

    Bonne soirée.

  2. D.J à dit:

    l’ initiative serait bonne si le but ne vise que la prévention. L’initiative le serait moins si le jeune fumeur de joints se voit pénalement puni. Cela fait bientôt 40 ans que tous les états mènent une politique répressive autant contre le commerce de la drogue que celui de la consommation, résultat des courses, la consommation de drogue, la dure telle que la cocaïne explose. A mon avis, il y a un truc qui déconne, faudra bien trouver d’autres solutions à ce problème. Je pense personnellement que dépénaliser la consommation peut-être une bonne solution ou du moins l’expérimenter car on le sait ce sont les expériences qui définissent ce qui marche ou ce qui ne marche pas. La répression a totalement échoué par l’expérience.

    D.J

  3. Céline à dit:

    La consommation de cannabis chez les jeunes prend parfois des proportions inquiétantes il est vrai! Mon problème par rapport à ce projet, c’est de savoir où va se placer la limite; parce que des suspicions, c’est un peu vague comme critère… Et qui décidera quand il faut entamer une procédure de contrôle du jeune? Les enseignants seront-ils chargés de la tâche de “balancer” un élève un peu louche?? Pas facile de mettre en place un tel système de surveillance coercitive…
    Par contre, je ne crois pas que les jeunes fument des joints afin d’améliorer leurs performances scolaires, vu qu’ils essaient plutôt d’échapper à l’école… J’ai eu côtoyé bien des fumeurs, et c’était plutôt ceux pour qui la scolarité était une préoccupation mineure, il me semble… Le problème est plus profond, une expression comme une autre d’un certain mal-être qu’on ne va pas pouvoir résoudre à coup de sanctions, je le crains!

  4. Céline à dit:

    Autre chose encore: avertir les parents… Un jeune qui consomme du cannabis cherche indéniablement à exprimer quelque chose, et j’ose espérer que les parents ne passent pas à côté, ni de la consommation de joints de leur enfant, ni du message qu’il leur adresse!

  5. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Salut Céline.
    Oui, il ne sera pas facile de mettre en place un tel système… mais nous ne pouvons plus rester à ne rien faire. La consommation du cannabis prends de trop grandes proportions!.
    Faire un test pour tous les élèves..? Non?

    Avertir les parents, serait la première chose à faire. Pour ma part, je pense que oui, il y a la majorité des jeunes qui fument pour exprimer leur douleurs. Mais pour beaucoup, c’est pour faire comme les autres, comme “les grands”…

    Hello DJ! ;-)
    Monsieur Haury a proposé la legalisation du cannabis il y a quelques années…mais pour le moment, aucune décision prise.–

    Salut Valentin..
    Oui, le 20minutes a ressorti l’analyse de plusieurs scientifiques… Après que faut il en penser…Je suis de ton avis…
    Nous devons arreter ce massacre!
    Battons nous!

  6. Samuel David à dit:

    Je suis totalement opposé à l’idée de M. Haury. La consommation de cannabis doit être réprimée, mais soumettre des élèves à des tests de dépistage en cas de simples soupçons, cela va à l’encontre du rôle de l’école, qui est avant tout pédagogique.
    Alexandre, ton article m’a donné l’idée d’en faire un autre sur mon blog de 24 heures sur le même sujet, car j’avais réagi de façon opposée à toi lorsque j’ai entendu à la radio pour la première fois cette idée de JAH.

  7. Céline à dit:

    Alexandre, tu n’es pas sérieux quand tu dis “Faire un test pour tous les élèves..? Non?”??!! En plus de monopoliser des heures de cours pour ce faire, tu imagines les réactions des non-consommateurs, qu’on traiterait comme des délinquants potentiels quand bien même ils s’en défendraient? Ce serait faire monter la grogne des jeunes, déjà peu convaincus par le bien-fondé des contraintes que leur impose notre société! En tant que Jeunes Lib’, on ne devrait pas cautionner une telle idée, qui minimise le sens des responsabilités des jeunes et les infantilise une fois de plus. Bien sûr, il y a des exceptions, bien sûr, il y a des sanctions à prendre contre certains abus, mais je crois fondamentalement que ce n’est pas à l’école de faire la police!

  8. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Non je n’étais pas serieux. Mais j’essaye de trouver une alternative à “Depister seulement ceux sur lesquels les profs ont des soupcons…”…

  9. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    -…La réaction des non consommateurs?? Je ne m’en inquiète pas! Ils savent qu’ils sont “cleen”, ils ne se sentiraient en aucun cas “Délinquants”.
    Faire du dépistage…les infantilise? Je ne suis pas de ton avis, cela montre que nous ne pouvons pas faire n’importe quoi.
    A l’heure actuelle, tous le monde est impuissant sur ce fleau… donc pour le moment, l’école doit avoir un role clé…
    Bon dimanche.

  10. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Salut Sam’ ;-)
    J’ai lu ton article sur ton blog..
    C’est ça que j’aime chez les JLV, nous pouvons avoir des avis differents, nous pouvons y débattre sans que cela pose des problèmes… :-)
    Bon dimanche,
    A bientot …chez toi… ;-)

  11. Céline à dit:

    J’estime que faire passer un test à tous les jeunes, c’est ne pas leur faire confiance, et ça ne me plaît absolument pas! La plupart des jeunes sont conscients des dangers de la drogue, ne les impliquons pas dans une procédure aussi contraignante et surtout ne généralisons pas! Infantiliser, c’est ne pas donner la possibilité à un jeune de montrer qu’il est adulte, responsable et honnête, et c’est pile-poil le risque d’une telle opération dans nos écoles…

  12. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Alors, Céline tu estimes que faire passer un test à tous les jeunes ce n’est pas leur faire confiance, mais tu dis aussi que faire passer un test à ceux qui sont suspectés par les profs c’est trop compliqué. Tu veux quoi?

  13. Céline à dit:

    Non, non, je n’ai pas dit que c’était trop compliqué! En pratique, c’est réalisable de faire passer un test à quelques élèves. C’est la manière de statuer sur un cas qui est compliquée. Une suspicion, c’est trop vague pour incriminer quelqu’un! Et dans la même idée, je trouve également qu’on ne va pas faire dépister tous les élèves pour des “suspicions” de consommation.

  14. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Alors là je te comprends mieux. Cela sera difficle de dire “toi je te suspecte..”..je te comprends..!
    L’idée de M. Haury, doit faire son chemin pour ouvrir le débat sur cette epineuse problèmatique… Maitenant, chaque idée sera à prendre en compte…!
    Bon dimanche.

  15. Jean Christophe Schwaab à dit:

    Bonjour à tou-te-s,

    Je vous recommande de lire cet extrait tiré du rapport du préposé fédéral à la protection des données à propos des tests de dépistage de drogue imposés aux apprentis (p. 5, vous pouvez le trouver ici: http://www.edoeb.admin.ch/themen/00794/00917/01046/index.html?lang=fr ):

    “Les résultats des tests de dépistage disent si une personne a été en contact
    avec de la drogue. Notons à ce propos qu’il suffit parfois que la personne ait
    touché de la drogue avec ses mains pour que le résultat du test soit positif. Les
    tests ne permettent pas de savoir si quelqu’un a véritablement consommé de la
    drogue. La consommation de certains médicaments (p. ex. sirop contre la toux)
    peut aussi entraîner un résultat positif. Les tests de dépistage peuvent encore
    donner des résultats positifs plusieurs semaines après la consommation de la
    drogue, bien que la substance prise n’ait depuis longtemps plus aucun effet. Le
    test ne permet donc pas de déterminer à quel moment précis la drogue a été
    consommée.
    La consommation de drogues dures ne peut être décelée qu’à court terme par
    des tests urinaires. Certaines personnes abandonnent pour cette raison les
    drogues douces au profit des drogues dures ou de l’alcool, dans le simple but de
    contourner les tests de dépistage. Un résultat négatif ne signifie donc pas qu’il
    n’y a pas eu consommation de drogues. Les résultats ne sont par conséquent
    pas fiables, ou ne le sont qu’après la répétition, fastidieuse et coûteuse, des
    tests. Il ne faut pas que l’employeur prenne des mesures à l’encontre d’un
    apprenti sur la base d’un seul test de dépistage. (… ;)
    Dans différents cas, les tests de dépistage n’ont pas eu d’effet dissuasif ; en
    d’autres termes, ils ne réduisent pas les risques en matière de sécurité liés à la
    consommation de drogues. Au contraire, ils risquent même de servir de « modes
    d’emploi » pour consommer de la drogue sans se faire « pincer ».”

    Bref, vouloir systématiquement appliquer ces tests dans les écoles ne me semble pas très sérieux, quel que soit le but visé.

  16. Jean Christophe Schwaab à dit:

    désolé pour la mise en page peu lisible… ;-)

  17. Fabrice à dit:

    Si l’on prône la liberté et la responsabilité individuelle, il faut être conséquent! A chacun d’assumer ses choix, y compris celui de se droguer. A chacun de gérer sa consommation de drogue, d’alcool, de médicaments, etc.
    Etre libéral, n’est-ce pas faire confiance à l’individu?
    Je pense pour ma part que s’il était possible de se procurer du canabis ou de la cocaïne en pharmacie comme le Prozac ou le Viagra, ces drogues deviendraient soudain beaucoup moins attrayantes et leurs adeptes seraient du coup considérés pour ce qu’ils sont: des malades victimes de leur dépendance (et non plus comme les caïds du lycée).

  18. Ariane Beldi à dit:

    Bonsoir!

    J’avais dit que je resterai en retrait pour me calmer, mais je suis trop bavarde pour cela. Et maintenant que ma conférence est passée et que les nerfs sont revenus au beau fixe, je pense que je devrais pouvoir me contrôler. ;-)

    J’ai lu les diverses interventions à cet article, et je suis, paradoxalement, d’accord avec toutes. Oui, la consommation de cannabis prend une ampleur inquiètante chez les jeunes, certains parmi eux ne se contentant pas de fumer uniquement des joints, mais étant aussi amateur de narguilé (très “in” paraît-il chez les jeunes bobos). Et oui, l’application d’un tel test dans les écoles est problématique à plus d’un titre. Pour cette raison, je me demande si l’idée de M. Haury ne serait pas plutôt un nouveau ballon d’essai pour remettre sur la table la question de la supervision des parents sur les activités de leurs enfants et une meilleure information auprès de tous des dangers que représentent cette drogue “douce”, peut-être pas si douce que cela.

    Une autre chose encore que je n’ai pas vu relever ici, c’est celle de la qualité des plantes fumées. D’après ce que j’ai compris, elles contiendraient aujourd’hui 100 fois plus de substances créant la dépendance que celles que fumaient nos baba-cool de parents et même les artistes du 19ème siècle (qui eux appréciaient aussi l’opium). Pour cette raison, j’ai entendu dire que certains médecins et scientifiques incluraient le cannabis dans la catégorie des drogues dures. Est-ce que vous en savez plus sur ce sujet?

    Quant aux études scientifiques, je pense qu’il faut toujours les prendre avec des pincettes. Non pas qu’elles ne soient pas sérieuses, mais en général, ceux qui les agitent pour renforcer leurs arguments ont souvent tendance à oublier les hypothèses de départ de l’étude, la méthode employée ou les paramètres testés, ainsi que la modulation de la portée des résultats. Du coup, je pense qu’il faudrait voir quelles sont ces études citées plus haut qui trouveraient que les fumeurs de cannabis n’auraient pas de moins bons résultats que ceux qui restent “sobres”. Car, en même temps, il y a d’autres études qui tendraient à prouver le contraire. Il faudrait donc voir ce qu’elles recoupent exactement comme population, éléments testés et les circonstances des études, avant de les opposer ou de les comparer.

  19. Fumette à dit:

    A propos de l’herbe verte (libérale) :

    Le dépistage devrait commencer le premier juin (facile, celle-là…)
    Les Vaudois veulent dénicher des étudiants en herbe (boff…)
    Le Parlement vaudois veut couper l’herbe sous le pieds d’Anne-Catherine Lyon, qui est en pétard (ouais, pas mieux…)
    Le slogan cantonal : “Pas de fumette sans faute” (pas mal, n’est-il pas ?)
    Et que dire du fait qu’un anagramme de “CANNABIS” est “CAS BANNI” ? (encore un effort…)
    Et qu’un autre anagramme de “CANNABIS” est “BANC SAIN” (banc d’école, s’entend…) ?
    Dans le mot “HERBE”, le “H” n’est pas aspiré (ben ouais : il est fumé…)

  20. Romain Miceli à dit:

    Superbe !

    Merci à Fumette pour cette démonstration amusante et bien trouvée.

    Ceci dit, quoi qu’en dis la droite de ce canton, je suis très opposé à ces tests de dépistage.

    En ai assez que les politiques veulent nous imposer que faire, que penser, pourquoi avoir 2 cochons d’indes (si si, il y a une réglementaion en cous là dessus!) et fournir 1 dl d’urine + 1ml de salive avant d’aller en cours.

    Il faudra bientôt un permis, et donc un contrôle étatique (ou privé) de chaque sphère de notre individualité. STOP.

    Je refuse cette société de contrôle, de surveillance et de normalisation permanente.

    Libertaire avant tout.

    Reste à assurer qu’un groupe politique qui défende véritablement et sans discontinuer cet idéal de liberté vraie !

    Romain Miceli

  21. Joëlle Bettex à dit:

    Entièrement d’accord avec toi Romain. De plus, je doute que ces dépistages aient une réel influence positive. Cela risque au contraire de conforter un certain nombre de jeunes dans leurs positions et idées qui les pousse à faire ce genre de chose (car il ne s’agit pas là uniquement de la recherche du “plaisir” ).

  22. Ariane Beldi à dit:

    Je suis aussi d’accord avec Romain, mais il faudra aussi commencer à admettre que la mort ne résulte pas simplement d’un échec médico-scientifique (comment? Vous n’avez toujours pas trouvé le secret de l’éternelle jeunesse et de la régénérescence immédiate et sans douleur!?!?) et que se lever le matin comporte des risques avec lesquels il faut bien vivre, notamment le passage devant le miroir avant de se brosser les dents (avec les cheveux en pétard, aïe, aïe, aïe)!

    Mais bon, comme on vit dans une société où on essaie de réconcilier deux choses totalement irréconciliables, à savoir la liberté de faire tout ce que l’on veut, même les trucs les plus idiots ou les plus dingues, mais en toute sécurité, tout en conservant ce petit frisson du risque, pour qu’on puisse quand même s’en vanter, eh bien, c’est pas demain la veille qu’on demandera l’arrêt des contrôles depuis notre saut du lit jusqu’à notre mise en cercueil!

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