Sans être le vecteur de pollution le plus important, la nuisance causée par les transports reste suffisamment importante pour que des efforts soient faits dans le sens d’une réduction des déchets occasionnés d’une part et d’une meilleure allocation des ressources d’autre part. Il y a trois raisons qui font préférer les transports individuels à la prise d’un transport collectif tels qu’une ligne de train :
1.Le Prix.
Pour un usager épisodique, ce point est considérable. Un calcul comparatif entre la prise de sa voiture ou la montée dans un train donnera à coup sûr gagnante l’automobile. Et le statut d’usager occasionnel ne justifie pas l’achat de titres permettant à la réduction des coûts puisque l’amortissement de cet investissement serait très incertain.
2. Les lieux visés par les trajets.
Le transport public, à de très rares et heureuses exceptions près, ne va pas précisément à l’endroit visé par l’individu qui quitte son domicile. Un trajet doit aussi être mené entre le lieu d’habitation et la gare la plus proche.
3. La coutume
Les moyens de transports individuels n’ont pas pour seule utilité de mener une personne d’un point A à un point B. Ils sont aussi un loisir, un plaisir et parfois même une fierté. C’est ainsi que l’habitude, la routine intériorisée que « tout transport se fait en automobile » est gravée dans l’esprit d’un grand nombre de citoyens. Les questionnements de routes saturées, trajets plus longs voire soucis et frais de parkings n’entrent alors plus en compte dans l’équation. A noter également dans cette troisième catégorie la perception du transport individuel comme naturel et l’achat de titres de transport entendu comme un investissement voire du moins une dépense non courante.
C’est ainsi que se dessinent d’un côté les tenants du tout à la voiture, qui feignent d’en ignorer les défauts pour en montrer mieux les avantages et de l’autre les thuriféraire du transport collectif ; qui, tout aussi borgnes, mettent en avant des qualités vraies tout en refusant d’écarquiller les paupières et entrevoir des désavantages patents. Le vrai défi consiste à prendre les atouts des deux modes de transports et d’en réduire les tares.
La solution à ce challenge réside en la mise à disposition des usagers des CFF de parkings de taille adaptée à la demande, non pas hors de prix comme c’est le cas actuellement, mais à titre gratuit lorsqu’un titre de transport est acheté. Les deux mentalités pourraient alors aisément cohabiter. Le véhicule privé servant le trajet allant de chez soi à la gare, les trajets de loisirs et quelques parcours où l’automobile se justifie à l’individu. Le transport collectif devenant plus abordable du fait de la non-prise en considération des coûts de parking. Le management du temps optimisé. Le bien-être propre amélioré. La coutume peut alors évoluer.
Car dans la classification que j’ai rapidement dépeinte dans mon introduction, c’est bien elle qui est le point le plus important. Les critères de prix et de lieu des gares sont souvent des arguments-prétextes donnés afin de justifier ses habitudes propres non optimales en termes de gestion des ressources, du temps et du confort. Dans ce cas précis, oui, l’Etat a un rôle à jouer pour s’assurer que la population ait la possibilité de choisir entre l’un ou l’autre mode de transport et même d’en prendre le suc des qualités uniquement.
La fracture chère aux politiciens entre ceux qui sont publics et ceux qui sont individuels pourrait alors ne plus être un affrontement, mais une complémentarité bienvenue pour optimiser le bien commun. Afin de viser plus d’efficience dans la politique fédérale en matière de transports, il est indispensable de s’assurer que les possibilités de transports collectifs et de véhicules privés aillent de concert. Au poids de l’habitude pourra alors suppléer la légèreté de l’efficience.
Romain Miceli, Candidat au Conseil national. prés. JLV

26 septembre 2007 à 9:02 |
Proposition tout à fait intéressante: je remarque que le principe du parking gratuit pour les acheteurs de “titres” fonctionne déjà remarquablement pour certains cinémas, l’argument de la complexité de la mise en place n’aurait donc absolument pas de raison d’être avancé par les CFF… Je souligne aussi, en mes qualités de campagnarde éprouvée, que souvent, la voiture est une nécessité dans des contrées moins bien desservies que Lausanne et région par exemple, et que cet état de fait ne pourra être combattu, même avec une infinie bonne volonté et de gros moyens! Ainsi, diaboliser la voiture n’est pas la solution, comme le relève justement Romain; mais donner la possibilité de prendre le train à celui que les frais de parking font hésiter, quel réalisme! ENFIN!
27 septembre 2007 à 0:40 |
Idée en soi simple que je crois capable de grnds effets.
Merci pour ton commentaire chère “campagnare eprouvée”… et à très bientôt
Romain, un citadin qui aime chaque jour un peu plus le calme et la beauté de la campagne.
30 septembre 2007 à 12:23 |
Je ne sais pas pourquoi mais CETTE FABLE m’inspire
Autrefois le rat des villes
Invita le rat des champs,
D’une façon fort civile,
A des reliefs d’ortolans.
Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.
A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le rat de ville détale ,
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
«Achevons tout notre rôt.
-C’est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;
Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc. Fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre!»
J. de La Fontaine
J’ai rendu mes plaques le 23 juillet 2007….et je reçois hier un billet doux de SFR 70.– disant : ne pas placer ou pas bien visiblement le ticket sur le véhicule.
30 septembre 2007 à 16:54 |
Il me semble qu’une vision politique large incluant à la fois la complémentarité transports collectifs – transports individuels, des planifications urbaines prenant en compte l’évolution des modes de vie et l’investissement massif dans les nouvelles technologies, le tout dans une perspective de développement durable, devrait nous aider à dépasser ce débat stérile du tout à la voiture vs. tout aux transports publics. Bon, c’est vrai que le développement d’une telle politique sera extrêmement complexe, car elle implique un nombre incroyable d’acteurs, d’autant plus en Suisse où les niveaux de pouvoirs, de décisions et d’administrations sont multiples, mais je pense que c’est possible. Mais il faudra beaucoup de volontarisme, de courage politique et aussi d’honnêteté intellectuelle.
Sur ce dernier point, on ne peut pas ainsi continuer de prétendre vouloir un mode de vie plus respectueux de l’environnement, mais se cabrer sur ses quatres fers lorsque les mesures invoquées impliquent des changements d’habitude drastiques dans le fonctionnement économique ou, dans le camp opposer essayer de faire croire qu’un retours à l’époque l’homme des cavernes, doublé d’un collectivisme communiste primaire est la seule solution possible.
Je pense donc que la réflexion de Romain est un premier pas dans ce sens, mais il faudrait vraiment pousser très fortement dans ce sens pour qu’on puisse commencer à se mettre véritablement au boulot! Alors, bonne chance!
4 octobre 2007 à 14:15 |
Concernant cette proposition de parking “gratuit”, certes c’est intéressant. Etant donné que les parkings sont en général gérés par des privés, il faudrait donc, si j’ai bien compris, que l’Etat rembourse les propriétaires de parking. Vous avez probablement chiffré le coût de cette opération, pouvez-vous en donner une estimation ? Comment compteriez-vous la financer ?
5 octobre 2007 à 9:13 |
Je me trompe ou derrière cette remarque, pointe la crainte d’un alourdissement supplémentaire des tâches de l’état?
Le parking gratuit, c’est peut-être un peu utopiste et il n’est pas sûr que l’Etat soit forcément un meilleur gestionnaire dans ce domaine-là, mais, si je ne me trompe, on est aussi à l’époque des partenariats privés-publics tout azimut. On pourrait peut-être considéré la problématique sous cet angle pour les parkings aussi. De cette manière, on pourrait drastiquement réduire le coût d’une place de parking pour les particuliers, tout en leur demandant quand même de participer un peu.
Il me semble qu’avec un peu de bonne volonté politique de part et d’autre, on devrait trouver une solution même assez rapidement. Honnêtement, sur ce chapitre-là, je me sent assez confiante…peut-être que j’ai tort…l’avenir le dira!
14 octobre 2007 à 15:56 |
Me semble que notre blog stagne un peu… Manque peut-être un sujet brûlant pour raviver nos plumes enflammées des grands jours
??
15 octobre 2007 à 14:34 |
Salut Céline!
Effectivement, plus d’articles depuis qq semaines…mais nous menons une belle campagne, mais elle prends du temps…
Je m’y engage, cette semaine, nouvel article sur un sujet brûlant…pour que ta plume nous fasse vibrer !
Bonne semaine!
15 octobre 2007 à 19:27 |
c’est fait j’ai voté,la liste libéral pour le national et le tendem Favre parmelin pour les états.
D.J
16 octobre 2007 à 10:56 |
Super DJ.
Merci pour ton soutien précieux!
17 octobre 2007 à 14:39 |
Et voilà!J’ai aussi voté…mais j’aime faire les listes moi-même! Vous inquiétez pas, les Libéraux s’y trouvent, mais j’ai aussi ajouté les noms de personnalités que j’apprécie et qui ne sont pas toutes au PL.
Je ne vous dirai pas ce que j’ai fait avec le bulletin pour le Conseil des Etats, mais vous connaissez mes positions sur l’alliance avec l’UDC. Je vous rassure quand même: je n’ai pas voté socialiste, POP ou Solidarité….mais ça laisse encore du choix…
RV le 21 octobre devant le petit écran pour les résultats! Bonne semaine!
19 octobre 2007 à 15:56 |
Et voilà Celine, un nouvel article, comme promis