Une approche gagnant-gagnant pour l’intégration des étrangers

Dans cette campagne où les termes d’abus de prestations sociales et violence prennent une place importante il y a lieu de dire certaines vérités. Les abus dans l‘asile doivent être combattus, certes mais cela n’est pas avec des slogans électoraux. Certains partis parlent d’expulser les brebis galeuses néanmoins la réalité n’est pas si simple. Nombreux pays(Somalie, Erythrée, Afrique noire.. etc) refusent d’accepter le retour de leurs compatriotes. De plus, peut-on décemment expulser de nos jours, un kurde ou un tchétchène même si celui-ci a commis des délits ??A cela il faut trouver des solutions pragmatiques.

Comment peut-on recevoir un droit de séjour après une demande d’asile, alors que l’on vient d’un pays qui n’est plus en guerre et que la maitrise du français est très faible ? Car des cadres légaux existent, raison pour laquelle il faut les adapter. L’intégration passe par l’apprentissage de la langue, de nombreuse associations existe afin d’apporter une aide aux migrants. Toutefois, la collaboration du migrant est nécessaire pour mener à bien son intégration.

Nous parlons d’abus, mais peut-on moralement parler d’abus lorsque les lois, permettent aux personnes valides et en âge de travailler de percevoir une prestation financière durant 10 ans voir plus??? Les lois doivent être modifiées afin que les prestations financières d’aide aux requérants soient vues à la baisse et ce après un nombre important d’années passées sur le territoire

Devons-nous accorder protection aux migrants ou devons-nous mettre sous perfusion sociale sans limite dans le temps une personne qui souhaite profiter des montagnes helvètes ? Evidemment la première solution, mais cela doit passer par une aide financière qui doit être limité dans le temps et qui permettrait de fournir des prestations supplémentaires aux nouveaux migrants ainsi qu’une meilleure intégration et autonomie financière et sociales.

Cédric Clerc Candidat au Conseil National, liste 12!!

 

6 Réponses vers «Une approche gagnant-gagnant pour l’intégration des étrangers»

  1. Ariane Beldi à dit:

    Je suis assez d’accord avec cette vision des choses.

    Mais, si je ne me trompe pas, les requérants d’asile et les réfugiés humanitaires ont l’interdiction de travailler pendant au moins les 6 premiers mois de leur séjour en Suisse, une fois leur demande acceptée, non? On pourrait peut-être commencer par revoir ce genre de mesures qui étaient destinées, sous la pression de l’UDC d’ailleurs, à rendre la Suisse moins attractive, même pour les vrais réfugiés. L’idée étant qu’une fois que la situation s’est calmée dans leur pays, il faudrait absolument qu’ils partent, sans faire d’histoires, n’est-ce pas. Il ne fallait donc pas qu’ils arrivent à redémarrer dans un métier, car on connaît le potentiel intégrateur d’une vie professionnelle qui se déroule bien. Je me souviens que cette mesure avait été introduite à l’époque de la guerre dans l’ex-Yougoslavie, lorsque la Suisse faisait face à un afflux de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés bosniaques puis par la suite kosovars. Déjà à l’époque, j’ai trouvé cette mesure absolument débile! La Suisse ne deviendra moins attractive que le jour où elle se retrouvera dans la même situation politique, économique et sociale que les pays d’où viennent les immigrés, quelles que soient les raisons qui les ont poussé à partir. Et ça, on ne le souhaite évidemment pas! Mais croire, comme certains, qu’une interdiction de travailler pendant quelques mois va rendre un pays aussi riche et libre que le nôtre moins intéressant, c’est vraiment n’avoir aucune idée de ce que vivre dans un pays à problèmes veut dire!

    D’autres parts, je pense aussi qu’il est important d’aider les migrants à s’intégrer, quel que soit leur statut (étudiant, travailleur, réfugié humanitaire, réfugié politique ou autre). J’ai déjà une fois mentionné l’exemple de Bâle-Ville. Je me souviens d’un reportage de TP en juin dernier, je crois, qui illustrait bien la réussite du canton en la matière. Bien sûr, ça a pris des années, mais il semblerait que le communautarisme ait énormément diminué et que l’intégration des personnes arrivant en Suisse s’y passe de manière beaucoup plus fluide. C’est essentiellement parce que le bureau de l’intégration travaille avec tous les départements du canton et qu’il mène une politique volontariste. Un truc tout bête, mais qui a son importance: organisation de soirées d’accueil des nouveaux arrivants une fois par mois, afin de leur souhaiter la bienvenue en Suisse, de les mettre au courant des premières démarches légales, administratives et sociales à engager et leur transmettre un dossier avec les informations pratiques nécessaires à cela. Il semblerait que ces simples soirées aident beaucoup à disinhiber les gens et à les mettre en confiance vis-à-vis de l’administration étatique et des Suisses en général. Je pense donc que les autres cantons devraient suivre cet exemple.

  2. D.J à dit:

    A Cédric Clerc,

    vous avez omis un point essentiel comme moteur d’intégration, c’est le plein emploi que connaît actuellement la Suisse. Même si sur un plan helvético helvétique où la criminalité des étrangers serait en hausse ainsi qu’également la proportion supérieure d’étrangers en prison, il faut se dire qu’il s’agit d’une minorité et que en comparaison avec un pays comme la France et ses violences de banlieue où il y a un taux de chômage souvent supérieur à 50 %, il faut reconnaître qu’en Suisse la situation de la délinquance est relativement faible. Il en va de même que le plein emploi intègre sur le marché du travail les jeunes ainsi que les plus de 55 ans, n’en déplaise aux marchands de malheur qui croient à ce qui paraît et non à ce qui est.

    Cela montre que l’économie de marché résout souvent mieux les problèmes que les réglements et les décrêts.

    D.J

  3. Sylvaine Vaucher à dit:

    1.Limiter et contrôler l’aide financière me paraît indispensable, d’autant que beaucoup s’en octroient d’eux-même avec le marché de la drogue. Et je sais de quoi je parle ayant été liée de près A l’office Fed. des Réfugiés.
    2. Chaque canton a sa spécificité…je suis d’une ville frontalière et je peux vous dire qu’il est difficile ne ne pas durcir le ton s’agissant de migration sauvage.
    3. Si on parle de la France et bien je suis devenue totalement Sarkosiste. Même pour la question d’ADN. :-(
    4. De mon temps on avait des saisonniers, ils travallaient dur coeurs et âmes et leurs gains s’adressaient à la famille qui restait au pays.

  4. Alexandre Biard-Chauvet à dit:

    Salut Sylvaine .
    Pourquoi un :-( pour etre Sarkosiste?

    M. Sarkozy fait du boulot incroyable. Aucun président n’avait fait ceci. ;-)
    Il est dynamique, clair, reflechi, et rapide. Il fait ce qu’il a promis pendant sa campagne!

  5. D.J à dit:

    voir l’article de Guy Sorman sur l’immigration.

    Http://www.hebdo.ch/sormanblog.cfm

    D.J

  6. Ariane Beldi à dit:

    Je suis entièrement d’accord avec Sorman sur ce coup! Et je vois que je ne suis pas la seule à penser que l’immigration choisie, soi-disant en fonction des besoins de l’économie, est irréaliste et très probablement irréalisable!

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