Se donner les moyens de créer, et mesurer ce succès!

  Les deux dernières décennies ont été propices en ce qui concerne les prodiges helvètes du monde des sports. Une volonté d’excellence a été posée, des objectifs difficiles mais clairs fixés et des moyens mis à disposition pour y parvenir. Les Federer, Wawrinka, Alinghi, voire l’équipe nationale de football ne sont pas des éclosions accidentelles. Dans le domaine précis de la culture, l’on a récemment pu voir une forme de promotion subventionnée par l’Etat qui donne des résultats prometteurs qui le deviendront encore chaque jour d’avantage. Je pense naturellement au renforcement de la section cinéma et notamment à la nomination d’un directeur hors-norme qui a su faire office de catalyseur.  Une première idée, simple en soi mais nécessitant un bon casting, serait de placer d’autres délégués à l’office fédéral de la culture : un(e) pour le théâtre, un(e) autre pour les musiques, un(e) troisième pour l’art pictural. Chargés alors de planifier une vision culturelle propre, suivre les artistes, mesurer les succès et les promouvoir. Je ne pense pas que les talents manquent en Suisse. Je suis toutefois persuadé que la volonté et les moyens des les découvrir et de les soutenir ne sont pas assez développés. Un artiste Suisse qui rêve de grandes scènes fantasme sur la France voisine… Inversons ce schéma et procurons la possibilité plus largement en nos murs. Le financement serait assuré par 2 pans

.  ·        Pour commencer, un budget fédéral revu à la hausse durant les premières années nécessaires au lancement de la phase décrite ci-après.  

·        En second plan, une attribution de fonds avec en contrepartie une participation de la Confédération au bénéfice des groupes soutenus. Vue humaniste dans laquelle le succès de celui qui devient Grand et célèbre permet à d’autres d’entrevoir cette même possibilité et s’y consacrer intensément. Talleyrand disait que les Arts ne s’accommodaient que mal de toute dictature, en considérant le subventionnement comme une forme de dirigisme.  Le Prince a raison sur le fond. Toutefois, la participation étatique aux Succès plausibles de troupes soutenues activement par un Quadriumvirat spécialistes des domaines de création permettrai de juguler le mal. Le Créateur est redevable à son mécène et le Mécène souhaite le succès de son poulain. Ainsi peut être appliquée à la culture la main invisible de Smith. 

Romain Miceli   , Président des JLV, et candidat au Conseil National

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