Les Jeunes Libéraux vaudois créent avec les Jeunes Radicaux un nouveau mouvement

6 juin 2009

Le 25 mai 2009, les JLV ont franchi un pas historique dans le rapprochement entre libéraux et radicaux vaudois en créant les Jeunes Libéraux-Radicaux vaudois, un nouveau mouvement regroupant tous les jeunes des partis libéral et radical. Dans tous les cantons où elle a eu lieu, la fusion a renforcé les mouvement d’obédience libérale et en franchissant le pas, les jeunes du parti libéral ont voulu montrer la voie à nos aînés.

Le site internet des Jeunes Libéraux-Radicaux vaudois, dont l’adresse sera http://www.jlrv.ch, sera mis en fonction prochainement.

Samuel David,
ancien président des Jeunes Libéraux vaudois


Démocratisation des études: quels défis pour demain?

16 mai 2009

L’Université du XXIème siècle fait face à de nombreux défis : les étudiants qui y accèdent sont toujours plus nombreux, alors que les moyens destinés à la formation et à la recherche, les deux missions principales de l’Université, ne suffisent pas à couvrir les besoins croissants des étudiants. Selon la Conférence des Recteurs des Universités suisses (CRUS), le nombre d’étudiants s’est accru de 58% sur les 20 dernières années, tandis que sur la même période celui des professeurs n’a augmenté que de 25%. Un bref regard sur l’évolution des ressources de l’Université suffit à se persuader que la situation est pire encore du point de vue du financement : ce dernier n’a augmenté en termes réels que de 10% en 20 ans, un chiffre dérisoire si on le met en perspective avec l’augmentation des étudiants inscrits et l’accroissement des coûts de la recherche scientifique. Face à ce constat, on comprend mieux les revendications de certains étudiants qui se plaignent du manque d’encadrement par le corps professoral ou de la baisse de la qualité des cours.

Toutefois, on se tromperait si l’on pensait que l’accès élargi aux études universitaires avait uniquement des conséquences sur la disponibilité des enseignants ou la qualité des cours. Cela touche aussi plusieurs domaines bien concrets pour les étudiants que nous sommes : instauration de numerus clausus pour contenir l’afflux massif de nouveaux étudiants dans les filières bondées, diminution du montant des bourses à cause de la demande exponentielle en aides aux études, augmentation du chômage des jeunes diplômés universitaires devenus trop nombreux pour être absorbés par le marché du travail (ce qui était impensable il y a 20 ans), pour ne citer que quelques-uns des nouveaux problèmes concrets rencontrés par les étudiants et les jeunes diplômés aujourd’hui.

Face à ces nouveaux défis, deux courants s’affrontent: les uns aimeraient élargir encore la porte qui mène aux « hautes études » en évitant à tout prix la sélection (ce qui se traduit entre autres mesures par l’idée de la « voie unique » à la fin de l’école obligatoire au lieu des trois voies actuelles), les autres misent sur la qualité et une vision des études universitaires en lien avec la pratique que rencontreront les étudiants une fois leurs études terminées. Ces deux approches concurrentes, qui sont les deux principaux vecteurs de la politique des hautes écoles aujourd’hui en Suisse, méritent qu’on se penche de plus près sur leurs implications pratiques.

La première voie, qui consiste à élargir l’accès aux études à plus de monde, est déjà appliquée depuis de nombreuses années par certains pays proches de nous comme la France ou l’Espagne. Les conséquences pratiques sont déjà visibles aujourd’hui : en Espagne, la génération actuelle des 25-35 ans accumule les petits boulots précaires comme elle accumule les diplômes universitaires. Les jeunes espagnols doivent aujourd’hui se contenter d’emplois sous-payés et bien en-deçà de leurs qualifications, alors que l’économie espagnole est une des plus florissantes d’Europe ! Le même problème se pose en France, où les jeunes qui sortent de l’Université n’ont souvent pour seul avenir professionnel que des stages à long terme qui ne permettent ni de vivre décemment ni de concrétiser les connaissances acquises durant leurs études. A l’évidence, la démocratisation des études a mené dans ces deux pays à une péjoration importante des conditions d’études et des perspectives professionnelles des jeunes. Si l’argent ne doit surtout pas être un critère de sélection dans les études universitaires, les capacités et la curiosité intellectuelle doivent le redevenir ! A force de vouloir former et placer des universitaires partout, l’idéologie soixante-huitarde n’aurait-elle pas contribué insidieusement à fragiliser notre génération, qui n’ose maintenant plus se projeter dans un avenir professionnel ? Si même le diplôme universitaire n’est plus un passeport pour l’avenir, alors qu’est-ce qui l’a remplacé ?

La seconde voie, qui consiste à privilégier la qualité et les liens entre Université et pratique professionnelle, constitue une approche pragmatique face aux problèmes que nous rencontrons en tant qu’étudiants ou comme jeunes diplômés. C’est cette voie qui a permis à l’EPFL de parvenir à une renommée d’excellence et à une visibilité mondiale grâce aux réalisations qu’elle a accomplies en collaboration avec le secteur privé, d’Alinghi au Solar Impulse en passant par le nouveau Learning Center. C’est cette voie aussi, faite d’exigence et de pratique, qui a permis à certaines hautes écoles d’offrir à leurs diplômés un taux d’engagement à la sortie des études dont aucune université en Suisse ne peut se targuer. Bien sûr, cette solution n’est pas parfaite et comporte aussi ses écueils : il faudra notamment établir des règles d’encadrement pour les liens entre formation et pratique professionnelle de façon à ce que ces liens ne péjorent ni la qualité de l’enseignement, ni son indépendance. Ce défi, qui est celui de l’Université du XXIème siècle, ne concerne pas seulement nos autorités politiques et universitaires. Il concerne aussi directement les étudiants, car nous sommes les premiers concernés par une formation de qualité et par l’indépendance de « notre » alma mater. Mais de grâce, sortons l’Université de la crise où l’ont menés les dogmes du passé et commençons dès aujourd’hui à trouver des solutions concrètes au service de la formation dans notre pays, sans œillères partisanes et avec l’intérêt de notre génération comme seul but à atteindre !

Samuel David (article écrit pour students.ch)


Le 17 mai, les JLV recommandent de rejeter le nouveau passeport biométrique

21 avril 2009
Passeport biométrique

Passeport biométrique


Sondage sur la votation du 17 mai

1 avril 2009

Libre circulation des personnes : le grand débat!

1 février 2009

Le lundi 2 février à 20h00, les JLV organisent conjointement avec les jeunes verts et les jeunes radicaux un débat sur la libre circulation des personnes. Ce débat sera modéré par M. Nasrat Latif, rédacteur en chef adjoint de Lausanne FM, et aura lieu au Buffet de la Gare (salle des Vignerons), à Lausanne.

Les participants seront :

-M. Christian Van Singer, conseiller national vert

-M. Mathieu Erb, membre du comité directeur des jeunes libéraux-radicaux suisses

-M. Claude-Alain Voiblet, coordinateur romand de la campagne pour le non

-M. Kevin Grangier, président des jeunes UDC.

Un apéritif  sera offert à la fin du débat. L’entrée est libre et toute personne est la bienvenue. Venez donc nombreux!


Sondage sur les votations du 8 février

6 décembre 2008

Réponse aux adversaires du libre choix de l’école

10 octobre 2008

Nous sommes tous attachés à l’école publique. Si les craintes de la voir tomber dans les mains d’idéologues néolibéraux sont compréhensibles, elles ne résistent pas à un examen précis de l’initiative bâloise, qui profitera à tous, élèves de l’école publique comme ceux de l’école privée.

Une idée fréquemment véhiculée est que le libre choix aggraverait les inégalités et mettrait en péril la cohésion sociale. Or, cette affirmation est démentie par le but même de l’initiative : libérer de l’obligation d’enclasser un élève selon son lieu d’habitation. La principale inégalité du système actuel réside dans cette obligation, qui ne permet pas aux enfants issus de quartiers défavorisés de fréquenter l’école de leur choix. Les tests PISA appuient ce constat d’échec : la Suisse est l’un des pays de l’OCDE où l’écart entre les élèves suisses et étrangers est le plus important. Les pays scandinaves et les Pays-Bas, qui connaissent le chèque scolaire, ont des résultats bien plus satisfaisants du point de vue de l’égalité des chances.

On brandit parfois le spectre d’une privatisation de l’éducation mais c’est omettre de dire que seules les écoles reconnues par l’Etat et respectant ses exigences pourront bénéficier du chèque scolaire. Par peur de perdre sa liberté, l’AVDEP (l’Association vaudoise des écoles privées) a même décidé de ne pas soutenir le libre choix. En outre, les établissements privés retenus devront admettre tous les élèves sans discrimination et ne pourront pas demander d’écolage supplémentaire aux parents, pour abolir l’inégalité actuelle qui réserve à une minorité de parents aisés le droit de choisir l’éducation de ses enfants.

D’autre part, la pratique du chèque scolaire dans les pays qui connaissent déjà ce système dément l’affirmation selon laquelle le libre choix pèserait lourdement dans le budget de l’Etat. Aux Pays-Bas, pays qui obtient des résultats PISA similaires aux nôtres, le coût des élèves est deux fois moindre que dans le système suisse !

L’initiative pour le libre choix veut enfin mettre tous les enfants sur un pied d’égalité dans l’accès à l’éducation. En favorisant différentes approches éducatives, l’initiative étendra enfin à tous le droit des parents de choisir l’école qui convient le mieux à leurs enfants sans discrimination financière. Dire oui au libre choix, c’est dire oui à l’égalité des chances dans la formation.

Samuel David


Fusion des jeunes libéraux suisses et des jeunes radicaux suisses : premier bilan

3 octobre 2008

Le 12 avril dernier, les jeunes libéraux suisses et les jeunes radicaux suisses ont décidé à l’unanimité d’unir leur destinée dans un grand mouvement réunissant tous les jeunes d’obédience libérale en Suisse. Tournés vers l’avenir, nous avons ainsi voulu donner un signal fort à nos aînés : les résultats électoraux de ces dernières années appuient en effet le constat qu’il n’y a de salut pour nos deux partis que dans un front commun qui défend les idées libérales contre l’étatisme de la gauche et les raccourcis de la droite nationaliste.

Concrètement, le mouvement nouvellement constitué a décidé d’élargir le comité directeur de deux places pour accueillir les représentants des jeunes libéraux. Après six mois de collaboration active, des liens étroits ont pu être tissés avec les (ex) jeunes radicaux suisses et l’accueil qui nous a été réservé a été très amical. Au comité suisse, les jeunes radicaux nous ont d’emblée manifesté toute leur confiance et nous avons maintenant les pieds dans les deux partis. A bien des égards, la juxtaposition entre libéraux et radicaux est déjà une réalité.

Si jeunes libéraux et jeunes radicaux connaissent encore quelques divergences sur certains sujets, par exemple la défense du fédéralisme ou la politique de la drogue, on ne compte plus les multiples points de convergence dans presque tous les autres domaines. Ce bilan extrêmement positif incite aujourd’hui plusieurs sections cantonales de jeunes radicaux et de jeunes libéraux à se réunir en un seul mouvement, à l’image de ce qui s’est déjà fait dans plusieurs cantons, notamment à Neuchâtel.

Quant à la fusion des partis séniors, elle me donne confiance pour l’avenir. C’est le signe que nos deux partis sont capables de choix impliquant une profonde mutation, c’est pour moi l’assurance que parti bourgeois ne rime pas avec immobilisme et sclérose. Dans une société où l’Etat qui intervient sans cesse dans la sphère de l’individu, le libéralisme est nécessaire pour protéger la sphère privée du citoyen et lui redonner le sens des responsabilités. La création d’un nouveau grand parti d’obédience libérale est ainsi le signal pour tous que le libéralisme reste d’actualité, aujourd’hui encore plus qu’hier, et que contrairement à ce qui est affirmé par nos adversaires, l’avenir est et restera libéral.

Samuel David


Peut-on être libéral et solidaire

23 septembre 2008

Il n’est pas rare d’entendre dire que les libéraux n’ont d’intérêt que pour la libéralisation économique au dépend de tout le reste. Mais être libéral, c’est avant tout souhaiter responsabiliser et valoriser l’individu, afin de pouvoir lui accorder une liberté dont il ne profitera pas au dépend des autres. Bien qu’il s’agisse là d’un but idéal, il n’est pas irréaliste de vouloir s’en rapprocher pour rendre l’individu plus heureux, en lui donnant les moyens de mieux s’épanouir dans une société où il sera plus libre et plus responsable.

On voudrait faire croire qu’accorder de plus grandes libertés individuelles pousserait notre société, encore plus qu’elle ne l’est déjà, dans un individualisme forcené et néfaste. Pourtant, il est important de valoriser l’individu, notamment en accroissant ses responsabilités et par conséquent ses libertés; l’individu est trop souvent noyé dans la masse, et ce, au dépend de son identité propre, nécessaire à un réel épanouissement. Sans compter qu’il ne pourra aider à l’édification de la société sans innover – tout du moins en partie -, à partir de ce qu’il est, de ce qu’il pense, de sa propre vision du monde, non en s’enfermant dans le mimétisme du groupe auquel il appartient !

Valoriser l’individu permet de lui faire prendre conscience de son importance dans la société, de ce qu’il peut faire pour l’améliorer. C’est l’inciter à s’engager de lui-même sans que ce soit pour suivre le mouvement ou faire bonne impression, mais parce qu’il se sent concerné par l’autre et qu’il est convaincu de l’utilité de ce qu’il fait. S’occuper en premier lieu de l’individu, le responsabiliser, le laisser plus libre, n’est pas incompatible avec la solidarité; c’est en faire un acte conscient et entièrement volontaire !

Joëlle Bettex


L’heure d’une modification du système d’aide aux études a sonné

6 juillet 2008

En tant qu’étudiant, les chiffres publiés par l’OFS à la fin de l’année passée m’ont particulièrement interpellé: 80% des étudiants travaillent parallèlement à leurs études, et pour un peu moins de la moitié d’entre eux, cette activité lucrative est nécessaire pour financer leur formation universitaire. Dans un pays dont on dit qu’il n’a comme seule matière première sa matière grise et dans lequel l’Etat a le devoir de préserver l’égalité d’accès aux études supérieures, ce constat est l’expression de l’échec cinglant du système de bourses tel qu’on le connaît actuellement.

Or, les besoins ne cessent d’augmenter, ce qui est en particulier du aux récentes réformes de Bologne, qui ont eu pour conséquence d’augmenter la durée des études et la mobilité des étudiants. En 2005, seuls 279 millions de francs ont été distribués aux étudiants suisses sous la forme de bourses, cela alors que les besoins dépassent largement le milliard de francs. De plus, les disparités cantonales dans l’octroi des bourses créent de fortes inégalités entre étudiants: une bourse annuelle moyenne à Zurich atteint presque 9′000 frs par année, alors qu’à Neuchâtel une bourse annuelle moyenne est d’environ 3′000.-

Afin d’élargir l’aide aux études à tous les étudiants et gommer les trop grandes différences cantonales dans l’octroi des bourses, une solution équitable doit enfin être trouvée. Cette refonte du système passe dans un premier temps par la création d’un office fédéral des bourses et prêts d’étude qui harmoniserait l’aide aux études au niveau fédéral. Dans un deuxième temps et dans le but d’offrir à nombre d’étudiants bien plus élevé qu’aujourd’hui  une aide aux études, il conviendrait de compléter le système actuel de bourses par un système de prêts sans taux d’intérêts, dont le remboursement serait intégralement consacré à garantir un deuxième prêt à un autre étudiant. En cas de difficultés financières à la fin des études, ce prêt serait convertible en bourse. Un tel système permettrait de conserver un caractère social à l’aide aux études, sans laisser sur le carreau un nombre important d’étudiants comme c’est le cas actuellement.

Samuel David


Pourquoi l’intiative de la gauche sur le salaire minimum manque sa cible

1 juillet 2008

L’initiative constitutionnelle “Pour le droit à un salaire minimum” a été lancée il y a trois mois par des milieux d’extrême gauche, tels qu’Attac, le POP ou encore SolidaritéS. Cette initiative vise à ajouter un troisième alinéa à l’art. 58 de la Constitution vaudoise, alinéa dont le texte est le suivant: “al. 3 (nouveau) Il institue un salaire minimum cantonal, dans tous les domaines d’activité économique, en tenant compte des différences régionales, des secteurs économiques ainsi que des salaires fixés dans les conventions collectives, afin que toute personne exerçant une activité salariée puisse disposer d’un salaire lui garantissant des conditions de vie décentes”. Telles est en tous cas le texte de l’initiative. L’objectif avoué du comité d’initiative est l’instauration à terme d’un “salaire minimum à 3′500.- nets par mois, treize fois par an”. Et cela pour combattre le phénomène des working poor (ou travailleurs pauvres), que le comité d’initiative dit croissant (ce que réfute les chiffres de l’office fédéral de la statistique de ces dernières années).

L’intention est sans doute louable mais à y regarder de plus près, l’instauration d’un salaire minimum aurait des conséquences non négligeables sur l’économie: comme le montrent les expériences des pays voisins, le salaire minimum induit mécaniquement une forte augmentation du nombre de chômeurs et des prix à la consommation rehaussés pour faire face à l’augmentation des charges salariales.

Malheureusement, ce ne sont pas les simples effets secondaires d’un remède efficace, car un salaire minimum est une mesure qui manque totalement sa cible. En effet, les études de l’office fédéral de la statistique (OFS) sont claires: 2/3 des working poor ont un salaire supérieur à 3783.-! Comme on le voit, l’équation working poor=bas salaires est sérieusement mise à mal. En réalité, la problématique des working poor ne se confond pas avec celle des bas salaires. Au contraire, les statistiques de l’OFS tendent à démontrer que les working poor sont des personnes ayant à faire face à une situation familiale difficile (divorce, famille nombreuse, …). On est loin de l’exploiteur qui profite de la détresse économique des plus vulnérables, comme le véhicule le bon vieux mythe socialiste!

Mais des solutions existent pour que les working poor sortent de la pauvreté: l’aide sociale, seul organisme qui peut aider les working poor en Suisse, devrait cibler ses efforts sur la formation professionnelle et le conseil à ces travailleurs que personne ne veut oublier. Loin des solutions faciles prônées par la gauche, un travail de fond des conseillers de l’aide sociale doit être mené auprès des travailleurs pauvres pour aboutir à des solutions individuelles, adaptées aux capacités de chacun. C’est la seule solution pour enrayer le phénomène des working poor et amener les personnes en détresse passagère à ne pas sombrer dans la spirale dans laquelle sont trop souvent enfermés les travailleurs pauvres.

Samuel David


Etre libéral, c’est ça aussi!

7 avril 2008

Beau moment. Belle leçon.

Dans le train ce soir. 18h10. Une jeune maman embêtée pour sortir de ce Regio bondé avec sa poussette. Un jeune homme qui écoutait de la musique beaucoup trop fort, un look de rebelle, pas bien rasé, le délinquant-type que viserait une certaine droite.

“Vous avez besoin d’aide Madame?”

Ce sont ces mots prononcés avec une extrême douceur qui me font croire que notre droite à nous a encore de belles batailles à mener, notamment et surtout contre une autre, celle qui souhaite tant généraliser la diabolisation, l’exclusion de certaines individualités qui se bornent à ne pas rentrer dans le rang.

Il y a encore du bon dans l’Homme. Ne laissons pas l’UDC ou les autres en faire un être incapable de sentiments, de respect et d’humanité sous prétexte qu’il est différent.

Céline Correvon, présidente JLV


De l’absurde en politique…

3 avril 2008

Cher lecteurs du blog des JLV.

La présente page fut parfaitement identique durant près de trois mois. Cela va changer très fortement et, au delà de textes de qualité de ma plume ou celle de nos militants, j’ajouterai toutes les semaines une brève missive absurde sur l’actualité prise au premier degré…

Les partis étant ce qu’ils sont, la matière est parfaitement renouvelable, peu polluante et assurément caustique.

… cynique parfois.

A bientôt

RM


Scandale révélé par 24 heures !

3 avril 2008

baby-boy-sale.gif… ou de la puissance d’une accroche

“Le PS exige un rabais de 500 CHF par enfant”.

Ils les paient combien leurs enfants au PS ?

Je me réjouis de lire leur future proposition de prix de grossiste.

RM


Votations du 1er juin : non à l’initiative « Naturalisations par le peuple » !

30 mars 2008

Les Jeunes Libéraux se prononcent contre l’initiative « Pour des naturalisations démocratiques » pour les raisons suivantes:

-Une naturalisation par le peuple ne permet pas de motiver la décision de refus, ce qui est pourtant indispensable dans un Etat de droit, une décision sans motivation ayant un caractère arbitraire.

-La pratique montre que les naturalisations par voie de scrutins populaires tendent à discriminer certains ressortissants étrangers uniquement en fonction de leur pays de provenance.

-L’initiative interdit tout recours contre la décision populaire de naturaliser. Or, une naturalisation n’a pas seulement un caractère politique, elle a aussi un caractère administratif qui devrait rendre possible des voies de recours.


Le suicide, osons en parler!

16 février 2008

Le suicide, encore tabou !  Voilà un thème que nous entendons jamais pendant les campagnes électorales, le suicide… C’est un sujet difficile, car pour les jeunes, il s’agit de la première cause de mortalité chez les 15-24 ans.  

Une prévention devrait être faite dans tous les collèges !

Qu’en pensez vous ? Alexandre Biard-Chauvet


24 février: un grand OUI pour nos PME!

15 février 2008

5h. L’heure de traire. Je passe devant la ferme d’un collègue, un jeune agriculteur passionné, qui se bat pour continuer, chaque jour. L’avenir? Il y pense bien sûr. Il s’inquiète, souvent.  Devra-t-il un jour mettre son exploitation en fermage, au prix de lourdes sanctions fiscales? Aura-t-il un successeur? Il sait que l’agriculture manque dans certaines régions de jeunesse, de relève, plus découragée pourtant par les contraintes financières que par les journées de 15 h.

7h15, j’arrive à la laiterie. Une petite entreprise familiale qui emploie de jeunes mamans du village; le patron aime créer, innover (il planche sur une nouvelle spécialité d’ailleurs!). Il sait que là est la clé de la survie, mais les fonds propres manquent parfois pour suivre le mouvement…

7h30. Un petit crochet par la boulangerie avant de poursuivre ma journée?! En poussant la porte, on est aussitôt assailli par un parfum de pommes, de tresse, de farine, comme autant de souvenirs de la cuisine de grand-maman. Une bouffée de pur artisanat, de terroir, de tradition, de culture aussi. Une bribe de bonheur qui tient bon au village. Le boulanger est pourtant âgé, la retraite s’approche pour lui. Pas de repreneur en vue, un commerce de plus qui fermerait dans ma région, encore un pan d’histoire qui s’écroulerait.

7h45. Le kiosque. 11h30, l’épicerie. 15h50, la quincaillerie, parce qu’évidemment, juste avant la deuxième traite, le joint qui ne devait pas vient de me lâcher!! Et la fleuriste. Le garagiste. La pharmacienne. La coiffeuse. Le carreleur. Le menuisier…. Et, et, et…

Va-t-on laisser certaines régions s’asphyxier économiquement ou se vider de leur jeunesse? Les entreprises familiales sont-elles vouées à disparaître et avec elles, de précieuses places d’apprentissage et de travail? Les petites et moyennes entreprises sont-elles donc contraintes de s’endetter pour innover?? Avec la réforme de l’imposition des PME, nous avons enfin la possibilité d’offrir un nouvel élan à notre économie, de lui donner les moyens d’être plus compétitive, plus créative, tout en lui permettant de conserver les structures à caractère humain qui font sa force.

Pour ma région, mon village, mon métier, mes voisins… je voterai OUI le 24 février.

Céline Correvon


Clivage ville-campagne: une faiblesse libérale?

19 décembre 2007

 

Les Jeunes Libéraux Vaudois ont vécu le 16 décembre une assemblée générale particulière, puisqu’elle a pris la forme d’un brunch à la ferme, chez la famille Cretegny à Bussy-Chardonney. Une réunion aussi bucolique dénote nos envies de convivialité, de fraîcheur, d’ouverture, et ne peut qu’être bénéfique au sein d’un parti qui semble oublier parfois que le canton, c’est aussi Orny, L’Abbaye, Bullet, Ferlens…

Je m’interroge : être urbain, est-ce une qualité intrinsèque du Libéral-type ? Doit-on habiter la capitale vaudoise pour bénéficier d’attention, de crédibilité au sein du parti ? Je veux pour ma part croire qu’il est possible de défendre des valeurs libérales hors de Lausanne la Puissante, théâtre de notre politique cantonale certes, mais qui ne saurait en détenir le monopole.

Je remercie donc les JLV d’avoir accepté de faire un pas vers la campagne le 16 décembre, symbole fort d’une volonté d’atténuer enfin un clivage trop marqué !

Céline Correvon, nouvelle (et heureuse !) présidente des JLV


Congé Paternité

17 décembre 2007

L’entreprise SV Suisse, leader sur le marché helvétique de la restauration collective, va introduire le congé paternité dès le 1er janvier, ce qui est une très bonne chose. Il faut encourager ce genre d’initiative.

Néanmoins, créer une loi pour généraliser ce type de congé viendrait à créer potentiellement des problèmes organisationnels et financiers dans les petites sociétés, qui sont les noyaux de notre économie, raisons pour lesquelles il ne faut pas l’imposer à toutes les PME à travers une loi, mais l’adapter à travers les conventions collectives propres à chaque secteur.

Cédric Clerc, Comité JL


Mouton noir?

14 décembre 2007

blocher.jpg

Rien à rajouter…

Bon week end à tous,

ABC


Bon courage à Mme Widmer Schlumpf!

13 décembre 2007

La gifle pour Christophe Blocher! Cela faisait plusieurs semaines que les médias et la population se disaient qu’il n’y aurait aucun changement dans le gouvernement Suisse, que tous les ministres actuels allaient être réélus facilement…

Quel cataclysme hier matin pour Christophe Blocher! Pourquoi n’a-t-il pas été réélu? Le très médiatique Christophe Darbellay ne doit pas y être pour rien. Il l’a declaré : “Cela a été un travail dur, un travail long, nuit et jour depuis 8 journées”.

Le PDC, les Verts, le PS , certains radicaux-libéraux n’ont pas voulu réélire M. Blocher car il représente un danger pour la démocratie Suisse.

Pour enlever un mouton noir, les clivages droite-gauche n’existent plus et c’est bien!

L’UDC fait mine d’avoir perdu, mais c’est faux, ils conservent leurs deux sièges… mais bien-sûr sans leur “dieu” cela va être très dur. L’UDC en opposition : cela peut être dangereux. Un ami m’a dit que M. Blocher serait encore plus dangereux maintenant. Qu’en pensez-vous?

Incroyable ce matin quand j’ai entendu que Mme Widmer Schlumpf avait accepté son élection…quelle joie!!! Après toutes les pressions qu’elle a dû subir… Bravo et surtout bon courage à elle!

Alexandre Biard-Chauvet


“Ma plus belle histoire, c’est VOUS”: Très captivant comme livre!

5 décembre 2007

Hier, j’ai acheté le livre de Ségolène Royal, « Ma plus belle histoire, c’est vous », car je voulais savoir combien de bêtises Ségolène allait dire.
A l’heure où j’écris ces lignes , je viens de finir le livre, et je peux vous dire que les quelques 300 pages se lisent très vite. Nous y sommes captivés. Je voulais tout savoir sur ses émotions lors des meetings. Elle raconte tout.
Elle dénonce le « candidat de droite, l’adversaire, Nicolas Sarkozy », comme un manipulateur des médias, des sondages, elle dénonce le manque d’appui de son parti, elle dénonce le manque d’appui de son mari. Mais elle raconte aussi ses joies, ses bon moments avec les militants.
Elle reconnait ses faiblesses : manque d’assurance au début, pas assez de « contre évenements », etc. C’est un livre qui m’a passionné, qui m’a fait voyager dans l’intimité de Ségolène Royal, je vous le conseille . Cela me donne vraiment envie de me battre pour pouvoir faire un jour une campagne comme celle de Ségolène et Nicolas Sarkozy! Et vous, allez-vous lire le livre de Ségolène ? Alexandre Biard-Chauvet


Cannabis: M. Haury veut passer à l’action!

23 novembre 2007

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Monsieur Haury arrive toujours à soulever les problèmes importants de l’école rapidement. Il ose toucher à un sujet délicat: la drogue. En effet, de plus en plus de jeunes fument des joints, et de plus en plus tôt…C’est très inquiétant. Soumettre un test de dépistage en cas de suspicion est tout à fait normal! Bravo au deputé libéral… Cela pourra permettre d’alerter les parents avant que ça ne soit trop tard, cela permettra à l’élève de se prendre en main, donc de faire de meilleurs résulats à l’école. La réponse d’Anne-Catherine Lyon : elle pense qu’à l’heure actuelle, l’école fait son travail pour la prévention des drogues… C’est assez drôle. Pourquoi refuser un test de dépistage? Elle qui, il y a quelques mois, soutenait le local d’injection (ouvert aussi au mineurs…). Un paradoxe, non?

Disons le, celui qui a créé les JLV sait poser les bonnes questions et a de bonnes réponses. Merci M. Haury !

Et vous qu’en pensez-vous?

Alexandre Biard-Chauvet


La droite unie a perdu…

11 novembre 2007

Et voilà nous apprenons à l’instant que le ticket rose-vert sort largement gagnant… Bien-sûr une déception pour nous, libéraux! Pourquoi une telle défaite ?

Un ticket libéral-radical aurait pu nous sauver! Non ? Nous savons qu’il y a un grand front anti-udc, ce qui a pu nous desservir! Nous devons remettre en question notre apparentement avec l’UDC, car celui-ci ne sert que l’UDC pour cette élection.

Non?

Alexandre Biard-Chauvet
Secrétaire des Jeunes Libéraux Vaudois


Les JLV dans les médias; “L’Invité” 24heures, Droit de vote à 16 ans, ABC

4 novembre 2007

Le débat fait rage dans le canton de Vaud depuis quelques semaines, suite à la décision de la Landsgemeinde de Glaris d’introduire le droit de vote à 16 ans. A Glaris, la demande venait de jeunes de 16 ans, grande différence d’avec notre Pays de Vaud.

En effet, l’idée est ici reprise par les partis de gauche, qui prétendent voir en les jeunes de cet âge une véritable envie de voter. J’aimerais pour commencer leur rappeler que le taux d’abstention des jeunes de 18 à 25 ans est très élevé.

De plus, cet abaissement de l’âge de la majorité civique à 16 ans renferme en réalité une volonté d’abaisser aussi à 16 ans l’âge de la majorité civile: tout comme cela s’est produit il y a à peine quinze ans, lorsque cette majorité fut abaissée de 20 à 18 ans. Va-t-on proposer une baisse de deux ans tous les quinze ans?

Surtout, il faut rappeler que nous n’avons que très peu de cours d’instruction civique dans le canton de Vaud! Une unique heure par semaine dès la 8e année… C’est bien trop peu! C’est pourquoi je propose des cours de civisme dès le début de l’école secondaire. Un renforcement des connaissances politiques pourra aider les jeunes à comprendre, à aimer, ou au moins suivre la politique suisse. Force est de constater qu’à l’heure actuelle, pour la majorité des jeunes, la politique «c’est ennuyeux, c’est pour les vieux!»

Une comparaison simple avec le permis de conduire me semble judicieuse: il faut avoir pris des cours pour l’obtenir, car ne pas saisir les fonctionnements de la route peut être dangereux pour soi et pour les autres. C’est bien pareil pour l’octroi du vote!

Il ne faut pas non plus oublier que le passage de 16 à 18 ans représente une nette différence. Que ce soit pour le gymnase ou un apprentissage, des cours de civisme sont dispensés.
A 16 ans, il y aurait trop de jeunes qui voteraient comme leurs parents ou au contraire par pure provocation. Par ailleurs, le projet actuel est de donner le droit de vote, mais pas l’éligibilité… ce qui est assez paradoxal. Est-ce un aveu de faiblesse des initiants qui admettent à demi qu’à 16 ans, la connaissance politique de certains jeunes est trop petite?

En revanche, s’intéresser à la politique n’est pas interdit aux moins de 18 ans! Rejoindre un parti, une jeunesse de parti ou un mouvement citoyen est plus que formateur, c’est une vraie école de la vie. La politique initie les jeunes à des connaissances générales, à des débats vifs et à la compréhension du monde qui nous entoure. Tout jeune, j’avoue que la politique m’a beaucoup aidé.

Bien sûr, j’aimerais pouvoir déjà voter et être éligible, mais j’aimerais avant tout que le débat se fasse entre les jeunes et les partis politiques, et pas seulement entre les partis politiques.

En conclusion, j’apprécie que la fougue et les idéaux des jeunes puissent être mis en avant et que du chemin soit fait pour que nos petites voix importent. Cela dit, il faut commencer par former «les benjamins» à une connaissance du monde politique avant de leur donner des pouvoirs complets. Cela nous donnerait une chance d’être des citoyens informés et votant avec un peu de raison.

Qu’en pensez vous?

Alexandre Biard-Chauvet, Secrétaire des Jeunes Libéraux Vaudois


Défaite aux fédérales des libéraux: Nous allons nous battre!

21 octobre 2007

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Réaction à chaud après les résultats définitifs qui sont tombés pour le Canton de Vaud: le Parti Libéral voulait obtenir 3 sièges, les chiffres nous en donnaient 2…et nous n’en avons qu’un… Quelle déception! Après une campagne belle, digne, de la part des 2 candidats Jeunes Libéraux Vaudois,
Cédric Clerc et Romain Miceli, qui arrivent dernier de la liste du Parti
Libéral. Il y a un problème! Désormais, une remise en question profonde du PLV et des Jeunes Libéraux doit être menée. Effectivement, nous avons vécu 3 défaites consécutives, aux communales, aux cantonales et maintenant aux fédérales.
Nous obtenons 8% des voix, et Ecologie Libérale en obtient 3,6%, ce qui nous aurait permis d’obtenir, de conserver nos deux sièges. Nous allons travailler pour être conquérants! Pourquoi un score si faible? L’ “affaire” Ecologie Libérale nous a coûté notre second siège. Pourquoi dans tous les autres cantons où EL est présent, il n’y a pas de soucis? Pour les autres partis: le grand gagnant du week-end a été l’UDC, qui a obtenu 29% des voix (score historique!) et 5 sièges dans le Canton de Vaud, devenant la première force du Pays de Vaud. Les radicaux perdent un siège, le PDC en obtient 1 au CN. Ecologie Libérale crée quand même la surprise avec 3.6%… Alexandre Biard-Chauvet, Secrétaire des Jeunes Libéraux Vaudois


Les JLV dans les médias: L’invité; Romain Miceli, “Le Temps”

20 octobre 2007

Consommer moins ? Pas forcément un objectif ! Polluer moins ? Oui, absolument impératif !

Avant d’entrer dans les considérations énergétiques de la Suisse, il convient de rappeler l’impact mineur de notre pays sur la pollution globale : pour illustration environ un pour mille des gaz à effets de serre sont de provenance helvétique. L’excellence en matière de recherche et développement sur notre sol nous donne toutefois un défi de précurseur que nous devons sans cesse relever.

Je suis aux antipodes des argumentations castratrices de certains groupes qui en appellent à la décroissance. Ces mêmes théoriciens défendant que pour baisser notre consommation globale d’énergie, il faille que l’Etat, par le biais d’interdictions nombreuses, nous dise que manger, comment se chauffer, quel moyen de transport choisir et à quels loisirs s’adonner : en un mot, comment exister et pourquoi. Je force à peine le trait. Il reste que le vœu d’une société à deux mille Watts n’est pas un but que j’estime prioritaire, je préfère en effet développer des thèses favorisant les progrès technologique et de confort de notre société par le biais d’incitations. Les prises de conscience collectives sont certes importantes, et un grand nombre de gaspillages individuels doivent continuer à être combattus par une large diffusion de l’information. Toutefois, elles sont un mécanisme insuffisant de combat contre la pollution.

Opposer les mouvements écologistes d’avec les mouvements de défense de l’économie est une démarche courante, mais pas forcément heureuse. L’écologiste qui refuse d’entrer dans une dynamique de lutte pour maintenir des prix énergétiques bas ne sera pas redoutable. De même, les milieux industriels qui feindraient de ne pas prendre en considération le gaspillage d’énergie deviennent rares. La production et la consommation d’énergie est majoritairement polluante et a un coût. Le but idéal serait de réduire non seulement les coûts mais aussi la pollution globale à long terme ; mais pas forcément la consommation.

De la recherche du progrès technologique et d’une garantie Etatique à ce propos

L’énergie renouvelable existe. Elle est consommable dans les domaines de l’électricité et du chauffage notamment. Elle reste toutefois pour l’heure tout à fait marginale dans notre pays et dans le monde entier, ceci dû à son prix encore prohibitif. Il n’empêche que sa qualité première est de produire une énergie égale à celle provenant des sources fossiles ou atomiques, mais qui a l’avantage de ne pas puiser dans des ressources limitées. Il est important de croire en les innovations technologiques à venir, plus encore dans celles qui touchent à ce domaine. Les options ON-OFF qui visent à miser sur la sortie immédiate du nucléaire voire à la construction rapide de nouvelles centrales ou encore de miser l’avenir sur le pétrole manquent au moins l’une des prérogatives suivantes : 1. Sécurité de l’approvisionnement 2. Sécurité publique 3. Promotion de la recherche du progrès technologique. 4. Problématique des déchets

Les énergies renouvelables n’ont pas encore le volume nécessaire qui permet à des investissements conséquents d’être engagés afin de faire augmenter la production tout en faisant baisser les coûts à un niveau comparable à l’énergie atomique. Je souhaiterais l’introduction d’une loi coercitive qui obligerait chaque entreprise et chaque ménage à acheter au moins 15% de son énergie sur le marché des énergies renouvelables. Assurés de devoir fournir 15% de la consommation totale du pays, les investissements dans ce domaine augmenteraient massivement dans un premier temps. Des entreprises nouvelles engageant des travailleurs indigènes serait un effet collatéral positif.

A noter que ce chiffre de 15% peut être revu à la hausse ou à la baisse, voire avec des paliers de progression. Ce sont les parlementaires qui créent les lois, je ne fais ici que proposer une idée. Il est toutefois important que l’écart entre la production totale d’énergies renouvelables à ce jour et cet objectif soit suffisamment grand pour promouvoir avec force la fonction d’investissement. Encouragées de la sorte, les innovations et les progrès technologiques se développeront plus vite que prévus. Faisant baisser les coûts de production en rejoignant les prix des énergies fossiles dans le pire des cas, en étant en dessous idéalement.

Cette loi, d’une durée à déterminer, par exemple 10 ans, doit permettre à l’émergence d’une excellence technologique dans le domaine des énergies dites propres. Une matière abondante et renouvelable de notre pays est sa capacité de créer des nouveautés dans la recherche scientifique voire d’améliorer l’efficience des processus existants. Il faut oser investir massivement dans la matière grise. La fin de mon texte l’attestera, avec un risque limité.

A l’expiration de la loi, les calculs devraient être faits par chaque personne physique et morale. Si 10 années de consommation d’énergies non-renouvelables auraient permis de payer un prix plus bas que ce qui a effectivement été dépensé pour ces 15%, alors un montant équivalent au différentiel serait remboursé par l’Etat par le biais de l’impôt. Ce qui n’engendre pas de pertes pour les entités consommatrices. Dans le cas inverse, ce qui est le but visé, l’opération serait gagnant/gagnant pour l’efficacité en termes de pollution et de dépense de capital. Et alors, enfin, les énergies vertes seraient devenues tellement compétitives que leur pourcentage augmenterait d’année en année.

Résumer cela en deux phrases ? Il s’agit de gonfler la fonction d’investissement dans les énergies renouvelables en imposant un quota minimal de consommation d’énergie renouvelable à tout acteur de la société. Ainsi l’énergie « propre » aurait une chance de devenir concurrentielle grâce aux économies d’échelle que cela engendrerait.

En définitive, Cette idée permet de réconcilier sur ce point écologistes et économistes. Non, la croissance économique n’est pas forcément l’antithèse de la préservation de l’environnement. Enfin, ne pouvant précisément prévoir comment nous vivrons demain, il faut refuser avec force toute proposition visant à aller dans une voie de décroissance. La proposition défendue ici touche au mode de production de l’énergie consommée par les privés et les entreprises, il est un pan du dossier environnemental mais ne prétend pas à être une solution complète. Dans d’autres aspects de ce dossier, il convient néanmoins de garder ces impératifs de consommation la moins polluante possible et évitant les déchets lourds. Se donner les moyens de l’évolution, du progrès, de la technologie ainsi que de la préservation de notre espace de vie grâce à notre génie. Voilà des visions que j’aime à défendre. L’Etat n’en est pas le moteur, mais a une utilité de garant. Puissent ensuite ces visées être défendues par nos voisins, proches et lointains…

 

Romain Miceli, Président des Jeunes Libéraux Vaudois, Texte paru dans “Le Temps” du 19 octobre 2007


Romain, Cédric, Sandrine: Merci!

19 octobre 2007

  Dans deux jours, la campagne la plus agressive depuis des années touchera à sa fin… Dèja nostalgique pour celle menée par Cédric, Romain et Sandrine des JLV…Elle fut belle, digne, et sérieuse. Nos 3 candidats vont faire des scores honorables j’en suis sur !Lors des marchés, nous avons eu de très bons contacts avec le citoyen, espérons que dans les urnes se sera pareil ! .Une affiche d’un de nos candidats a été tagué en insultant son physique et je trouve ceci tellement navrant et triste … Dommage que nous arrivions à ce niveau, ce type ne doit vraiment pas avoir une vision du monde assez élargie… !Notre caravane panoramique sera à Renens demain pour sa dernière escale ! Soyez nombreux !Cher visiteur du blog, quels sont tes pronostics pour les libéraux vaudois, 1, 2, 3, 4 sièges ?  

Alexandre Biard-Chauvet, Secrétaire des Jeunes Libéraux Vaudois


Transports publics et privés, visons la complémentarité plutôt que l’affrontement !

26 septembre 2007

 

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Sans être le vecteur de pollution le plus important, la nuisance causée par les transports reste suffisamment importante pour que des efforts soient faits dans le sens d’une réduction des déchets occasionnés d’une part et d’une meilleure allocation des ressources d’autre part. Il y a trois raisons qui font préférer les transports individuels à la prise d’un transport collectif tels qu’une ligne de train :

1.Le Prix.

 

    Pour un usager épisodique, ce point est considérable. Un calcul comparatif entre la prise de sa voiture ou la montée dans un train donnera à coup sûr gagnante l’automobile. Et le statut d’usager occasionnel ne justifie pas l’achat de titres permettant à la réduction des coûts puisque l’amortissement de cet investissement serait très incertain.

    2. Les lieux visés par les trajets.

     

      Le transport public, à de très rares et heureuses exceptions près, ne va pas précisément à l’endroit visé par l’individu qui quitte son domicile. Un trajet doit aussi être mené entre le lieu d’habitation et la gare la plus proche.

      3. La coutume

       

        Les moyens de transports individuels n’ont pas pour seule utilité de mener une personne d’un point A à un point B. Ils sont aussi un loisir, un plaisir et parfois même une fierté. C’est ainsi que l’habitude, la routine intériorisée que « tout transport se fait en automobile » est gravée dans l’esprit d’un grand nombre de citoyens. Les questionnements de routes saturées, trajets plus longs voire soucis et frais de parkings n’entrent alors plus en compte dans l’équation. A noter également dans cette troisième catégorie la perception du transport individuel comme naturel et l’achat de titres de transport entendu comme un investissement voire du moins une dépense non courante.

        C’est ainsi que se dessinent d’un côté les tenants du tout à la voiture, qui feignent d’en ignorer les défauts pour en montrer mieux les avantages et de l’autre les thuriféraire du transport collectif ; qui, tout aussi borgnes, mettent en avant des qualités vraies tout en refusant d’écarquiller les paupières et entrevoir des désavantages patents. Le vrai défi consiste à prendre les atouts des deux modes de transports et d’en réduire les tares.

        La solution à ce challenge réside en la mise à disposition des usagers des CFF de parkings de taille adaptée à la demande, non pas hors de prix comme c’est le cas actuellement, mais à titre gratuit lorsqu’un titre de transport est acheté. Les deux mentalités pourraient alors aisément cohabiter. Le véhicule privé servant le trajet allant de chez soi à la gare, les trajets de loisirs et quelques parcours où l’automobile se justifie à l’individu. Le transport collectif devenant plus abordable du fait de la non-prise en considération des coûts de parking. Le management du temps optimisé. Le bien-être propre amélioré. La coutume peut alors évoluer.

        Car dans la classification que j’ai rapidement dépeinte dans mon introduction, c’est bien elle qui est le point le plus important. Les critères de prix et de lieu des gares sont souvent des arguments-prétextes donnés afin de justifier ses habitudes propres non optimales en termes de gestion des ressources, du temps et du confort. Dans ce cas précis, oui, l’Etat a un rôle à jouer pour s’assurer que la population ait la possibilité de choisir entre l’un ou l’autre mode de transport et même d’en prendre le suc des qualités uniquement.

        La fracture chère aux politiciens entre ceux qui sont publics et ceux qui sont individuels pourrait alors ne plus être un affrontement, mais une complémentarité bienvenue pour optimiser le bien commun. Afin de viser plus d’efficience dans la politique fédérale en matière de transports, il est indispensable de s’assurer que les possibilités de transports collectifs et de véhicules privés aillent de concert. Au poids de l’habitude pourra alors suppléer la légèreté de l’efficience.

        Romain Miceli, Candidat au Conseil national. prés. JLV


        Une approche gagnant-gagnant pour l’intégration des étrangers

        22 septembre 2007

        Dans cette campagne où les termes d’abus de prestations sociales et violence prennent une place importante il y a lieu de dire certaines vérités. Les abus dans l‘asile doivent être combattus, certes mais cela n’est pas avec des slogans électoraux. Certains partis parlent d’expulser les brebis galeuses néanmoins la réalité n’est pas si simple. Nombreux pays(Somalie, Erythrée, Afrique noire.. etc) refusent d’accepter le retour de leurs compatriotes. De plus, peut-on décemment expulser de nos jours, un kurde ou un tchétchène même si celui-ci a commis des délits ??A cela il faut trouver des solutions pragmatiques.

        Comment peut-on recevoir un droit de séjour après une demande d’asile, alors que l’on vient d’un pays qui n’est plus en guerre et que la maitrise du français est très faible ? Car des cadres légaux existent, raison pour laquelle il faut les adapter. L’intégration passe par l’apprentissage de la langue, de nombreuse associations existe afin d’apporter une aide aux migrants. Toutefois, la collaboration du migrant est nécessaire pour mener à bien son intégration.

        Nous parlons d’abus, mais peut-on moralement parler d’abus lorsque les lois, permettent aux personnes valides et en âge de travailler de percevoir une prestation financière durant 10 ans voir plus??? Les lois doivent être modifiées afin que les prestations financières d’aide aux requérants soient vues à la baisse et ce après un nombre important d’années passées sur le territoire

        Devons-nous accorder protection aux migrants ou devons-nous mettre sous perfusion sociale sans limite dans le temps une personne qui souhaite profiter des montagnes helvètes ? Evidemment la première solution, mais cela doit passer par une aide financière qui doit être limité dans le temps et qui permettrait de fournir des prestations supplémentaires aux nouveaux migrants ainsi qu’une meilleure intégration et autonomie financière et sociales.

        Cédric Clerc Candidat au Conseil National, liste 12!!